Initiatives Dijon
Depuis quelques années, on observe une augmentation importante de l’obésité et des maladies métaboliques qui l’accompagnent, ainsi que des
maladies cardiovasculaires. Des études récentes montrent que les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires apparaissent dès l’enfance. Ces facteurs dépendent de la prédisposition génétique
des individus mais aussi de leur environnement et notamment de l’alimentation. Début 2010, le Comité de Nutrition de la Sociéte Française de pédiatrie a fait le point sur les bases scientifiques
des recommandations alimentaires destinées aux enfants de la population générale dans une stratégie de prévention primaire de l’insuffisance coronarienne de l’adulte. De plus, de nombreuses
études validées scientifiquement montrent que certains comportements alimentaires semblent avoir un effet favorable dans la prévention des cancers. En effet, la consommation de fruits et légumes,
riches en antioxydants, serait un facteur protecteur dans la genèse des cancers des voies aéro-digestives et de l’estomac.Le rôle de l’éducation ayant un rôle fondamental en terme de comportement alimentaire futur, il est important, dans un souci de santé publique, que les menus scolaires suivent certaines règles comme limiter la consommation de graisses d’origine animale, encourager la consommation de viandes maigres, de fruits, de légumes, de limiter la consommation de sels, de sucres….
Ainsi, on ne peut que se féliciter de l’annonce de Monsieur François Rebsamen, via le site DijonScope, de s’investir dans la composition des menus des cantines scolaires
Or, c’est une implication bien loin des réalités de santé publique auxquelles on devrait s’attendre !
Des menus dits alternatifs, sans protéines animales (viande, œuf, poisson), s’intégrant autour des céréales, légumes verts, légumineuses et réduisant les apports en sucre, sel et graisses vont être mis en place occasionnellement par les cuisines centrales de Dijon. Bien loin des préoccupations de santé publique mais restant proche des considérations et alliances électorales, Monsieur Rebsamen fait « politiquement correct » pour ne pas dire « grotesque » en ventant le bénéfice écologique et énergétique de ces menus – L’élevage d’animaux suppose également d’énormes coûts énergétiques et ainsi, une fois par semaine la viande du repas par des protéines végétales équivaut à réduire son empreinte écologique de 1000 cm2 par an-. Qui aurait pu croire que des menus scolaires pouvaient être détournés à des fins politiques ?
Nicolas THIRION
Ne sont effacés que les commentaires insultants ou qui ne commentent pas le thème de l'article. Vous remarquerez que beaucoup de commentaires sont très critiques.
En vous remerciant de l'intérêt que vous portez à notre site.
Le modérateur
Oui, l'impact de la consommation de viande est énorme en terme de pollution (coût des algues vertes, pour ne pas les citer), en terme de consommation d'eau et d'émissions de GES (oxydes d'azote, méthane et CO2). Enfin, les cionséquences néfastes sur la santé ne sont plus à prouver (on consomme en France 1,4 g de protéine/kg/j, alors que 0,9 g/kg/j sont largement suffisants selon l'AFSSA.
Donc les politiques feraient bien d'anticiper et d'inciter les gens à consommer moins de cette bombe à retardement. Si FXD est un homme non sclérosé dans les conventions et les idées reçues, il comprendra facilement l'erreur de sa prise de position. Rebsamen fait beaucoup de conneries, mais là nous sommes dans un registre bien plus global que la politique politicienne.
Personnellement je ne mange plus de viande depuis plus de quinze ans, et me porte parfaitement bien, ce qui est quand même un avantage appréciable, convenez-en !
votre sujet de discution est inutile et prouve votre manque total d'idées pour cette ville, vous en êtes encore à critiquer la mairie et vous chercher partout la moindre petite bête qui dépasse! Et là ça va loin très loin! Dsl pour vous mais vous n'êtes pas une force d'opposition!
Ce qui est réellement grotesque, c'est que d'un côté il faut répéter encore et encore aux gens de ne pas manger trop gras et trop sucré, et de l'autre côté les politiciens (à gauche comme à droite) laissent proliférer des incitations à la malbouffe dans les rues dijonnaise, même sous les yeux des plus sensibles comme devant le lycée Hippolyte Fontaine à Dijon (http://www.flickr.com/photos/dijon-ecolo/4304075695/). Laisser la publicité en extérieure, dans ce cas, çà c'est du grotesque qui tourne à l'hypocrisie!