Initiatives Dijon
Fondé en 1822, le Crédit Municipal de Dijon est une ancienne institution dijonnaise placée sous l’autorité du Maire de Dijon. Il exerce une double mission bancaire et sociale en faveur des plus démunis. Le Crédit Municipal est fort d’un réseau national de 12 agences (Auxerre, Belfort, Besançon, Macon, Nevers, Bourges, Chalon-sur-Saône, Clermont-Ferrand, Orléans).
Depuis 2001, les résultats financiers du Crédit Municipal ne cessent de fondre à cause d’un manque d’investissement et de modernisation que la Mairie a toujours refusé d’autoriser.
Malgré une diminution progressive de clients (insuffisance de publicité car absence d’investissement), les fonds propres du Crédit sont importants. En 10 ans, le Crédit Municipal a reversé 40 millions € aux services de la municipalité. Aujourd’hui, il dispose de 65 millions € qui sont l’enjeu de la filiation ou plutôt de la privatisation voulue par le Maire.
Après de nombreuses études sur le sujet par des cabinets d’audit internationaux, la Mairie souhaite, à présent, privatiser le Crédit Municipal en le cachant aux Dijonnais.
L’idée est de scinder l’établissement en 2 structures : vendre et donc privatiser l’activité bancaire sous la dénomination « Crédit Municipal Banque Dijon » et garder l’activité de prêts sur gage sous la dénomination « Crédit Municipal » (soulignons que les activités de prêts sur gage des agences hors de Dijon seront amenés à disparaître).
Le coût de cette opération est de 27 millions € (20 pour la partie bancaire et 7 pour la partie de prêts sur gage). Sur les 65 millions de fonds propres, la Mairie pourra bénéficier de 38 millions € en espèces sonnantes et trébuchantes. Une aubaine !
Les Dijonnais assistent à un véritable hold-up. Aujourd’hui, il s’effectue à coups de résolutions dans des salles de conseils feutrées. Hier, elle se serait faite armes à la main. Etranglée par des travaux pharaoniques (Tramway) et par une dette largement constituée d’emprunts toxiques, la Mairie se constitue un trésor de guerre au détriment de services aux plus démunis à travers le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et le Crédit Municipal qui financent ces derniers.