Partager l'article ! Un contribuable dijonnais en visite à la maison du tram: Il y a quelques temps, un contribuable dijonnais s’est rendu à la Maison ...
Il y a quelques temps, un contribuable dijonnais s’est rendu à la Maison du tram dans l’espoir de
se voir apporter des réponses à ses nombreuses interrogations concernant l’installation du tram à Dijon. Malheureusement, personne à la Maison du tram n’a été en mesure de dissiper ses doutes…
Celui-ci nous a rapporté le récit de cette conversation qu’il nous a autorisé à relayer.
Sur le nouveau tracé des lianes :
Question : Aujourd’hui, en prenant la Liane 6, depuis l'arrêt Bourroches-Eiffel, je suis à
la Place Darcy en 10 à12 minutes. Dans 2 à 3 ans, le tram empruntera l’Arquebuse, et le parcours de la Liane 6 va donc changer. Pour effectuer ce même trajet je devrai donc – a priori – en raison
du principe adopté que sur un même trajet, il ne peut y avoir tram et bus, quitter le bus 6 après l'arrêt Hôpital Général et prendre le tram. Combien de temps mettrai-je alors pour rejoindre
la Place Darcy ?
Réponse : On ne sait pas ....
Q : Et quel sera alors le nouveau tracé de l'autobus 6 ?
R : Nous ne savons pas ....
Q : Existe-t-il un plan des transports en commun dijonnais, incluant les lignes de bus, ainsi que les nouvelles lignes de tram ?
R : Non, il faut encore consulter les communes concernées. Un plan devrait être rendu public en
juin.
Q : Ah bon ! On fait un plan de tram sans faire des projections sur les modifications de circulation des autobus, ni sur l’impact du temps de trajet. On ne se moquerait pas des "cochons
de payants ", par hasard ?
Regards gênés... entre eux.
Sur les pylônes porteurs des caténaires électriques :
Q : On lit en page 18 du magazine municipal, le Grand Dijon, paru le 20 février 2010, que
l'alimentation électrique du prochain tramway sera assurée par des caténaires, situés à 6 mètres de haut et soutenus par des pylônes. Cependant, les illustrations graphiques qui accompagnent ce
magazine, ne font nullement apparaître ces caténaires et les inesthétiques pylônes qui vont abîmer le décor de notre belle cité. Une négligence qui ne semble pas tenir du hasard. (D’autres
villes françaises ont bien adopté l’alimentation électrique du tram par les rails !) Alors que nous cache-t-on ? Un Dijon défiguré ?
R: Eh bien…vous n'avez pas vu dehors, sur le trottoir, nous exposons un exemplaire érigé de poteau ?
On sort ; je vois ledit poteau. Pas terrible, question esthétique !
Q : Pourriez-vous me dire, cependant, combien de pylônes le tramway nécessite pour un tronçon de 100 mètres ?
R : Non
Q : Mais alors, à quoi servez-vous ?
Sur l’augmentation à venir des impôts des Dijonnais :
Q : Dans les pages 8 et 9 du magazine à la gloire du tram, on nous enveloppe, comme dans un jeu
de bonneteau, en nous présentant le tram comme " l'investissement du futur "à Dijon. Mais, moi, bêtement, je m’interroge sur l’impact de ces travaux, sur les impôts locaux que les Dijonnais vont
devoir payer. Car, le « camembert » de l’investissement nécessaire à la construction de deux lignes de tram, page 8 de la revue déjà citée, fait apparaître en bleu GRAND DIJON (
via le versement transport et recours à l'emprunt : 286,9 millions €). Or, dans le corps même de l'article, on débusque un beau hiatus, puisqu'il est question
d’un engagement du Grand Dijon pour un prêt de 100 millions €... et d'un autre prêt de 200 millions € en cours de négociation avec la Banque Européenne d'Investissement.
Autrement dit, pour couvrir 286,9 millions € annoncés dans le "camembert", on va emprunter 300 millions € ! Donc, je voudrais bien savoir ce que va nous coûter en plus, sur nos
feuilles d'impôts, le tram, et pendant combien d'années ?
R: Voulez-vous que l'on note vos questions afin qu'il vous soit répondu... par téléphone ?
Q : Non, plutôt par e-mail…
15 jours avaient passé…ce contribuable dijonnais attendait toujours une réponse.