Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 15:44

Vous devez le savoir, la majorité municipale va décider une nouvelle augmentation des impôts locaux au Conseil municipal de mars.

 

Les raisons sont évidentes : la mairie a besoin d’argent, de beaucoup d’argent. Pourquoi ?

 

D’abord, parce que Dijon a un niveau d’endettement supérieur de 300 euros par habitant à celui des villes de même taille, cette dette étant composée à 38 % d’emprunts à risque élevé, voire très élevé. Le magazine économique « Capital », dans son numéro de Février 2010 consacré aux « Gaspillages des élus locaux », place Dijon parmi les villes les plus endettées en France.

 

Par ailleurs, la majorité municipale ne parvient pas à maitriser l’enveloppe financière prévue pour ses propres projets. Les dérapages budgétaires deviennent une habitude : le Conseil municipal est obligé de voter régulièrement des « avenants » pour des projets comme le Grand stade, le mur d’escalade des Grésilles…

 

Parallèlement, après avoir bradé les joyaux du patrimoine dijonnais (Hôtels Chambellan et Aubriot, Maison des Cariatides …), la vente des « bijoux de famille » continue. Le maire « lorgne » désormais sur les dizaines de millions de fonds propres du Crédit municipal, au risque de faire mourir à petits feux cet outil social pourtant particulièrement utile aux familles modestes en cette période de crise.

 

Autre conséquence évidente de cette situation financière très difficile : la hausse des impôts locaux. Nos analyses démontrent que cette hausse est largement supérieure à l’inflation, contrairement aux affirmations du Maire et à ses engagements électoraux. Si les impôts n’avaient augmenté qu’à hauteur de l’inflation, comme l’affirme le Maire, les recettes fiscales de la ville seraient de 65, 24 millions € en 2010 (base de l’an 2000 augmentée suivant l’inflation INSEE). Or elles s’élèvent à 85, 34 millions € (Budget Primitif 2010), soit 20 millions € d’écart compte-tenu des augmentations des taux votées par la majorité municipale.

 

Le résultat est brutal sur la feuille d’impôts des Dijonnais. Prenons l’exemple de certaines familles qui habitent depuis peu un logement neuf à Dijon. Pour un loyer d’environ 600 € par mois, elles doivent en 2009 acquitter une taxe d’habitation comprise entre 1600 et 1800 €, soit l’équivalent de 3 mois de loyers. Si une révision générale des bases d’imposition intervenait dans les prochaines années, les conséquences risquent d’être extrêmement douloureuses pour toutes les familles dijonnaises, compte-tenu du niveau atteint par les taux dijonnais.

 

Pour les élus du Groupe Initiatives Dijon, il est urgent de rétablir une gestion rigoureuse de l’argent public. Les sources d’économie sont nombreuses : une plus grande rigueur dans la gestion des projets et la réduction du  train de vie de la municipalité. Dans le même magazine Capital, Dijon est classée comme la 9ème ville de France qui dépense le plus en réceptions…

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