Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 16:54

Les internautes qui suivent régulièrement les conseils municipaux sur le site de la ville de Dijon peuvent se faire une idée du vrai visage de F.Rebsamen et de sa conception assez particulière de la démocratie.

Ils y constatent par exemple les refus de redonner la parole lorsque le débat le dérange, la  caricature des positions de l’opposition, les attaques personnelles et, de manière constante, une attitude méprisante et sectaire envers les élus ne partageant pas ses convictions.

Par exemple, lorsque notre groupe a exposé son point de vue sur la situation inquiétante du Crédit municipal, posant des questions précises qui intéressaient de nombreux Dijonnais, mais aussi les salariés de cet établissement présents dans la salle, le Maire a froidement répliqué « je ne répondrai pas ». Plus tard, il a reconnu cyniquement « qu’il n’était pas démocrate » …

Nous rappelons également que l’opposition municipale ne dispose pas de représentant à la Communauté d’agglomération du Grand Dijon, ou encore qu’elle est généreusement « dotée » d’un local de travail inaccessible aux personnes âgées ou handicapées.

A Dijon, les dérapages budgétaires succèdent souvent aux dérapages démocratiques. Il est  révélateur de constater que le document présenté aux élus pour le débat d’orientations budgétaires de la Ville comprenne une première partie se contentant de reprendre le compte administratif de 2008 (bilan financier de l’an dernier) et une seconde partie attaquant violemment, sur plusieurs pages, le Gouvernement. Pas un mot, pas un chiffre sur une orientation budgétaire pour 2010 !

A cet égard, notre groupe rappelle la situation toujours préoccupante des finances municipales. Les impôts locaux ne cessent d’augmenter et à rythme bien supérieur à l’inflation (+ 8 % sur 2008 et 2009). La capacité d’autofinancement de la ville est largement inférieure aux villes de la même strate : 99 €/habitant contre 156 €/habitant. Concernant les investissements, ils sont de 368 €/habitant contre 569 €/habitant pour les villes de même taille.

L’endettement de la ville est aussi un sujet d’inquiétude en raison des emprunts « à risque » contractés ces dernières années (38% de l’encours de la dette municipale) et du simple fait que, sans aucun emprunt supplémentaire, l’annuité de la dette va passer d’environ 15 millions € en 2010 à environ 22 millions € en 2017 (45% d’augmentation).  La dette est de 1263 € par habitant à Dijon, contre 970 € dans les villes de meme taille.

Au plan des dépenses aussi, les dérapages sont nombreux : + 11 millions € pour la 1er phase du stade Gaston Gérard, + 1,2 millions € pour le mur d’escalade aux Grésilles etc… La rénovation du Musée des Beaux-arts promet les mêmes dérives, l’approche énergétique du bâtiment n’étant pas intégrée dans le budget. Cette mauvaise gestion des grands projets nous faire craindre le pire pour le Tramway.

Alors que la rigueur économique et l’ouverture démocratique devraient s’imposer dans un contexte économique aggravé par la situation internationale, la majorité municipale poursuit malheureusement dans la même voie.

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