Partager l'article ! Tribune du Groupe dans le magazine Dijon Notre Ville d'avril 2010: La responsabilité d’une commune est de financer des investissements qui pr ...
La responsabilité d’une commune est de financer des investissements qui préparent l’avenir (transports en commun, équipements sociaux, culturels, éducatifs, sportifs…), mais aussi de faciliter le quotidien de ses habitants. S’il faut bien sûr s’engager dans les grands chantiers, ce ne doit pas être au détriment des services essentiels à la population.
La question se pose à Dijon, à travers deux exemples vécus à l’occasion de l’hiver rigoureux que nous venons de connaître.
Le premier concerne le marché des Halles centrales, où le chauffage ne fonctionne plus depuis plusieurs mois. Conséquences : les commerçants ont connu des conditions de travail particulièrement difficiles, le froid a provoqué la dégradation de leur marchandise et des baisses sensibles de fréquentation. En effet, de nombreux Dijonnais, clients habituels de ce marché, se sont plaints de devoir faire leurs courses dans le froid. Beaucoup, et en particulier des personnes âgées, ont renoncé au déplacement.
Des commerçants ont organisé une pétition, notre groupe a interpellé le Maire sur ce problème au Conseil municipal. Le dossier n’a pas trouvé de solutions satisfaisantes durant ces longs mois d’hiver, le Maire ayant simplement suggéré que chaque commerçant s’équipe d’un chauffage individuel…pas très écologique…
Cette situation est d’autant plus regrettable que l’on connaît le rôle de ce marché dans l’attractivité et l’animation du centre ville, déjà mises à mal par une accessibilité de plus en plus difficile. On comprend difficilement que nos Halles, classées parmi les plus belles de France, continuent de ne pas être chauffées.
Autre dossier douloureux, la fermeture du Musée Archéologique depuis décembre 2009, là aussi pour un problème de chauffage ! Les locaux du Musée sont la propriété de l’Etat et sont exploités par la Mairie. Le système de chaufferie est en panne, les protagonistes se sont renvoyé la balle durant tout hiver. Résultat : les Dijonnais ne peuvent plus accéder à cet équipement culturel apprécié, notamment des scolaires, et notre ville se prive d’un atout touristique.
Nous alertons depuis de longs mois sur la situation financière de la ville. Ces affaires en illustrent les effets : l’absence de marges de manœuvre, l’incapacité de faire face à l’urgence et à des besoins « basiques ». La majorité municipale fait manifestement le choix de dépenser l’argent public dans ce qui se voit, dans le « paraître », dans les opérations de communication ou les réceptions, plutôt que dans des dépenses moins visibles, moins médiatiques et pourtant fort utiles à la qualité de vie des Dijonnais.
Comment comprendre également qu’au moment où des millions sont dépensés dans certains investissements parfois discutables, on ne puisse dégager quelques centaines de milliers d’euros pour assurer des services fondamentaux pour la vie et l’attractivité de la cité ?