Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 11:40

 

Le réseau de transports urbains de l’agglomération dijonnaise, Divia, vient de connaître un bouleversement cet été : nouvelles lignes, nouveaux arrêts, nouveaux horaires… Ces changements ont vocation, a priori, à mieux couvrir l’agglomération, notamment des quartiers mal pourvus jusqu’ici. Ils permettent aussi de préparer l’arrivée du tramway et d’éviter que les bus passent dans les zones où se dérouleront les travaux. Cependant, ce nouveau réseau comporte de nombreuses limites.

L’actuelle refonte, qui fait suite à la restructuration de 2004 lors du passage de la STRD à Divia, vise à préparer l’arrivée du tramway en 2013. Soit trois changements importants en moins de 10 ans. Ces bouleversements à répétition modifient les habitudes des usagers, et en particuliers des personnes fragiles (personnes âgées ou handicapées). A noter par exemple que près de 30% des arrêts vont changer de nom, parfois sans raison. Ces modifications engendrent aussi des coûts importants pour casser, construire, recasser et reconstruire les aménagements nécessaires à chaque nouveau réseau : travaux de voirie, nouvelle signalétique, impression massive de plans et de plaquettes de présentation...

 

Plusieurs éléments font, par ailleurs, craindre une diminution de la qualité du service public. La bonne nouvelle de l’augmentation du nombre de lignes et d’arrêts n’est qu’une illusion. Le nombre de bus et de chauffeurs restant à effectif constant, la fréquence de passage sera diminuée et le temps d’attente augmenté sur de nombreuses lignes.

 

De plus, anticipant le réseau de tramway, les lignes de bus n’ont plus vocation à mener l’usager à destination, mais à le conduire à une station de tram d’où il pourra rejoindre sa destination. Les usagers doivent donc monter et descendre à plusieurs reprises. Cela rallonge le temps de transport et risque d'encourager certains usagers à reprendre leur voiture !

 

Autant d’imperfections qui auraient pu être évitées avec une véritable concertation, comme en 2004, avec des questionnaires dans les boites aux lettres, des discussions dans les conseils de quartier et l’installation d’une grande tente place Darcy...ou encore comme celle organisée dans d’autres communes de l’agglomération dijonnaise. Avec ces deux comparaisons, le contraste est saisissant. De plus, ni les organisations syndicales, ni le personnel de Divia, qui connaissent pourtant bien le réseau de bus, n’ont été consultés.

 

Au final, le risque est grand que la priorité donnée au tram se fasse au détriment des Dijonnais  desservis par les bus « classiques », qui resteront la majorité des usagers des transports en commun dans notre ville.

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