Partager l'article ! Tribune du Groupe dans Dijon Mag de Mars 2011: Au delà de la communication officielle de la municipalité, il est toujours intéressant de s’i ...
Au delà de la communication officielle de la municipalité, il est toujours intéressant de s’interroger sur la réalité de la situation économique de notre ville.
Pour se forger une opinion objective, la démographie est un élément important puisqu’elle est la traduction du dynamisme et de l'attractivité d’une ville.
Selon l’INSEE, la population municipale de Dijon est légalement, au 1er janvier 2010, de 151 576 habitants, soit 33 habitants de plus qu’en 2009 et 72 de plus qu’en 2008. Elle stagne donc…
Le solde naturel est nul. Autrement dit, le nombre de décès est équivalent au nombre de naissances. Le solde migratoire, c’est à dire le nombre de personnes qui s’installent par rapport au nombre de personnes qui quittent la ville, est à peine positif.
Explication, et ce n'est malheureusement pas nouveau : Dijon, pourtant pôle universitaire reconnu, ne retient que trop faiblement les étudiants qu’elle forme. Toutes les études le démontrent : les jeunes diplômés préfèrent la quitter pour des villes plus attractives par les débouchés professionnelles et la qualité de vie qu’elles offrent.
Sur le plan strictement économique, la situation n'est guère plus brillante. La dynamique de l'emploi est molle dans notre agglomération. Le nombre de chômeurs continue de croître. La Mairie annonce régulièrement l’arrivée de nombreuses entreprises et de centaines d'emplois… que les Dijonnais attendent toujours.
Souvenez-vous de l’annonce en grandes pompes de la construction d’une fabrique de meubles Ikea à Magny-sur-Tille : 2 000 emplois promis...
Parallèlement les grandes entreprises ne laissent à Dijon que des unités de production pour rapatrier leurs sièges à Paris. Quand elles ne le font pas, elles peinent à pourvoir leurs postes de cadre, parce que Dijon est loin d’être leur premier choix, notamment pour les jeunes ménages.
Une autre illustration de ces difficultés économiques est la situation du commerce, en particulier au centre-ville, avec les baisses de chiffre d'affaires, les fermetures, les pas-de portes qui ne retrouvent repreneur, etc…
Force est donc de constater que Dijon ne tire pas tout le parti possible de ses formidables atouts. Notre situation exceptionnelle, au cœur de l’Europe et des réseaux de communication, nos savoir-faire industriels, nos richesses humaines sont autant de points forts.
Malheureusement, la Mairie n’en profite pas. Un tramway ne suffit pas à rendre une ville plus attractive.
Les élus du Groupe Initiatives Dijon ont la conviction qu’une autre politique est possible : elle doit donner la priorité au développement économique et à la création d’emplois.
Modérer la fiscalité, favoriser les dépenses d’investissement sur celles de fonctionnement, améliorer l’accessibilité de la ville, déployer une stratégie innovante de prospection économique pour attirer de nouvelles entreprises à Dijon sont autant d’actions qu’il est urgent de mettre en œuvre.