Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 09:53

 

Comme tous les Dijonnais, nous nous réjouissons de la montée du DFCO en Ligue 1 et de la remontée de la JDA en Pro A. Au-delà des belles perspectives sportives qu’elles offrent, ces performances doivent se traduire aussi en retombées économiques et touristiques. Elles doivent également dynamiser l’attractivité de Dijon.

 

Dans la même logique, un centre-ville doit participer au rayonnement de sa ville. Malheureusement, celui de Dijon, qui a pourtant la chance de bénéficier d’un patrimoine exceptionnel, et malgré les efforts des commerçants, connaît aujourd’hui de réelles difficultés. Il doit être soutenu.

 

Alors qu’il subit déjà le contexte économique général et des conditions d’accessibilité, de circulation et de stationnement très dégradées, le projet d’extension du centre commercial de la Toison-d’Or (agrandissement de 11 000m², création de 9 moyennes surfaces et de 47 nouvelles boutiques) pourrait lui porter un coup fatal, comme à l’ensemble des commerces de proximité. Ce dossier a reçu depuis l’origine un soutien appuyé du Maire de Dijon, en lien étroit avec les promoteurs de ce centre commercial. Cela révèle d’ailleurs les méthodes du Maire de Dijon. A chaque fois qu’il a été interrogé sur ce projet d’extension, le Maire a affirmé publiquement qu’il n’existait pas. F.Rebsamen a menti, une nouvelle fois, aux Dijonnais.

 

Face à cette situation, les commerçants dijonnais se sont fortement mobilisés contre ce projet d’extension. En quelques jours, ils ont été plus de 320 à signer la pétition impulsée par notre équipe. Sachant que le centre-ville compte moins de 600 commerces, le signal adressé au Maire de Dijon est très fort.

 

Loin d’être hostiles par principe à la modernisation de ce centre commercial, nous pensons que modernisation ne rime pas nécessairement avec extension, et que cette dernière interviendrait au plus mauvais moment, dans un contexte particulièrement difficile.

 

Il faut rappeler que les petits commerces ne se battent pas à armes égales avec les centres commerciaux. Par exemple, ils ne bénéficient pas de parkings gratuits ; ils sont souvent tenus par des indépendants qui n’ont pas la trésorerie pour « tenir » pendant les périodes difficiles…

 

Aujourd’hui, ce qui est en cause, c’est l’avenir du commerce dijonnais et notamment du centre-ville. La situation difficile qu’il traverse impose un plan global, fort et cohérent qui intègre les problématiques économiques, mais aussi celles du logement, de la circulation, des stationnements, des loisirs…

 

Tout à la fois poumon et vitrine pour Dijon, le centre-ville doit être vivant et agréable, pour les visiteurs comme pour ceux qui y vivent ou y travaillent, ainsi que pour les Dijonnais de tous les quartiers qui s’y rencontrent. C’est un dossier majeur, qui ne supporte ni la précipitation, ni le mensonge.

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