Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 11:45

Le budget est la déclinaison financière des orientations politiques d'une majorité municipale. Il est aussi un révélateur de l’état de santé d'une ville. En le comparant avec des indicateurs sur les villes de la même taille, provenant du Ministère des Finances, il ressort que la situation financière de Dijon est inquiétante.

 

Le premier point est la faiblesse des dépenses d’investissement, inférieures à la moyenne nationale (523 € par habitant à Dijon, contre 569 ailleurs). En 2011, les dépenses d 'équipement vont encore chuter de 30%. Or, l’investissement permet de faire travailler les entreprises locales et prépare l’avenir des Dijonnais.

 

De même, la capacité d’autofinancement, qui mesure la faculté d’investir dans les prochaines années, est de 107 € par habitant à Dijon contre 157 € pour la moyenne de la strate. Autrement dit, pour répondre à de nouveaux besoins d’équipements, les villes de la même taille de Dijon disposent d’une marge de manœuvre de 50% supérieure à la notre.

 

Les dépenses de fonctionnement par habitant sont de 1283 € pour chaque Dijonnais, contre 1153 € pour un habitant d'une ville de même taille. Ce poids excessif du fonctionnement s'explique par l'explosion, ces dernières années, de certaines dépenses comme la communication et les relations publiques (réceptions, cérémonies de vœux…) ainsi que par la création massive d’emplois publics. Les effectifs de la ville ont augmenté de 25% en moins de 10 ans.

 

Aujourd’hui, la Mairie tente de réduire ses frais de fonctionnement. Nous saluons et nous encourageons ces efforts, même s’ils viennent un peu tard. Les erreurs du passé mettront du temps à être effacées. La diminution des frais de fonctionnement est forcément une politique de long terme, qui ne peut donner des résultats que sur plusieurs années. 

 

De la même façon, la pression fiscale, c’est à dire ce que les Dijonnais payent au bout du compte sur leurs feuilles d'impôts pèse sur les familles. Entre 2001 et 2009, la pression fiscale a progressé de 31 %, pour une inflation de 16% sur la même période. Cette année, elle augmentera encore de 5,5 millions €.

 

Enfin, notre ville est toujours dangereusement endettée. La dette est de 1234 € par Dijonnais contre moins de 1000 € pour la moyenne nationale. En 2009, elle était constituée à 38 % d’emprunts « à risque ». Le Maire affirme qu’elle n’augmente pas, mais il oublie de dire que c’est grâce à un artifice : l’allongement de la durée des emprunts. Au final, il remplit le sac à dos de nos enfants, de nos petits enfants. Notre dette d’aujourd’hui, c'est leurs impôts de demain.

 

Notre analyse est confirmée par une étude indépendante de Public Evaluation System (www.public-evaluation.com) qui classe Dijon dans les 12% des villes les plus mal gérées de France.

 

Les élus du groupe Initiatives Dijon ont la conviction qu’une autre politique budgétaire est possible, en donnant la priorité à l’investissement, en menant une politique vraiment rigoureuse dans le fonctionnement et par un projet politique qui donne véritablement la priorité au développement économique.

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