Lundi 4 avril 2011 1 04 /04 /Avr /2011 11:43

 

A de nombreuses reprises, les élus du groupe Initiatives Dijon ont exprimé une vision différente de celle de l’actuel Maire sur l’organisation des transports dans notre ville.

 

Bien sûr, nous sommes favorables au développement et à la modernisation des transports en commun. Simplement, un tramway était-il indispensable ? N’existait-il pas d’autres solutions, plus modernes, plus souples, beaucoup moins chères ?

 

Beaucoup de villes de taille équivalente (voire supérieure) à Dijon refusent aujourd’hui de se lancer dans des projets de tram. Ainsi, parmi les 78 projets de transports collectifs identifiés par l'État en février dernier, seuls 29 concernaient des trams. La plupart des villes choisissent aujourd’hui la solution des bus à haut niveau de service (busway). A Dijon, elle aurait permis de limiter les nuisances liées aux travaux, de réduire considérablement le coût du chantier et de desservir plus de quartiers avec une qualité de service quasi-équivalente.

 

Quoiqu’il en soit, le choix est fait ; les travaux ont commencé. Nous ne ferons pas d’obstruction, mais restons très attentifs à l’évolution du dossier.

 

Ainsi, les travaux colossaux qui ont été entrepris nous inquiètent. Ils semblent mal organisés, mal planifiés, gérés « au jour le jour ». Le réseau Divia se trouve fortement perturbé. Dans un esprit constructif, compte-tenu de l’allongement des temps de trajet en bus, nous faisons une proposition simple : Que la durée de validité du ticket soit portée de 1h à 1h30.

 

Sur les travaux, deux erreurs ont été commises. D’abord, ne pas avoir attendu la réalisation de la LINO afin de permettre aux automobilistes de contourner facilement Dijon. Ensuite, réaliser simultanément les deux lignes de tramway (solution qu’aucune autre ville en France n’a retenue) ce qui aggrave les perturbations en paralysant toute la ville en même temps. Pourquoi cette précipitation? Serait-ce pour être sur de couper le ruban avant les municipales de 2014?

 

Autre constat : les conséquences négatives pour les entreprises et les commerces. Le Président de la Chambre régionale des experts comptables est catégorique : « Quand le chantier met une barricade devant une rue, ça fait zéro client pour le commerçant. Et il ne suffit pas d’afficher commerce ouvert ! ». On estime en effet que la plupart des commerçants subissent des pertes de chiffres d’affaires allant de 20 à 50 %. Certains se voient même contraints de fermer définitivement. De réels drames économiques et humains se nouent.

 

Le Grand Dijon a créé, grâce au soutien financier de l'État, une Commission d’Indemnisation à l’Amiable pour les commerçants touchés par les travaux. Il s’agit d’une obligation légale. Toutefois, l’indemnisation n’est ouverte à Dijon qu’à ceux qui sont situés directement sur le tracé du tramway. Cela est trop restrictif.

 

C’est pourquoi, nous demandons la révision du règlement de la Commission pour que l’ensemble des commerçants réellement impactés par les travaux puissent bénéficier de justes compensations.

 

Les Dijonnais peuvent donc compter sur notre détermination pour suivre ce dossier du tram avec la plus grande vigilance.

 

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