Partager l'article ! Les menus alternatifs ou le politiquement correct de François REBSAMEN…: Depuis quelques années, on observe une augmentation importante de ...
Depuis quelques années, on observe une augmentation importante de l’obésité et des maladies métaboliques qui l’accompagnent, ainsi que des
maladies cardiovasculaires. Des études récentes montrent que les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires apparaissent dès l’enfance. Ces facteurs dépendent de la prédisposition génétique
des individus mais aussi de leur environnement et notamment de l’alimentation. Début 2010, le Comité de Nutrition de la Sociéte Française de pédiatrie a fait le point sur les bases scientifiques
des recommandations alimentaires destinées aux enfants de la population générale dans une stratégie de prévention primaire de l’insuffisance coronarienne de l’adulte. De plus, de nombreuses
études validées scientifiquement montrent que certains comportements alimentaires semblent avoir un effet favorable dans la prévention des cancers. En effet, la consommation de fruits et légumes,
riches en antioxydants, serait un facteur protecteur dans la genèse des cancers des voies aéro-digestives et de l’estomac.Le rôle de l’éducation ayant un rôle fondamental en terme de comportement alimentaire futur, il est important, dans un souci de santé publique, que les menus scolaires suivent certaines règles comme limiter la consommation de graisses d’origine animale, encourager la consommation de viandes maigres, de fruits, de légumes, de limiter la consommation de sels, de sucres….
Ainsi, on ne peut que se féliciter de l’annonce de Monsieur François Rebsamen, via le site DijonScope, de s’investir dans la composition des menus des cantines scolaires
Or, c’est une implication bien loin des réalités de santé publique auxquelles on devrait s’attendre !
Des menus dits alternatifs, sans protéines animales (viande, œuf, poisson), s’intégrant autour des céréales, légumes verts, légumineuses et réduisant les apports en sucre, sel et graisses vont être mis en place occasionnellement par les cuisines centrales de Dijon. Bien loin des préoccupations de santé publique mais restant proche des considérations et alliances électorales, Monsieur Rebsamen fait « politiquement correct » pour ne pas dire « grotesque » en ventant le bénéfice écologique et énergétique de ces menus – L’élevage d’animaux suppose également d’énormes coûts énergétiques et ainsi, une fois par semaine la viande du repas par des protéines végétales équivaut à réduire son empreinte écologique de 1000 cm2 par an-. Qui aurait pu croire que des menus scolaires pouvaient être détournés à des fins politiques ?
Nicolas THIRION