L’élément marquant du Conseil municipal du 14 décembre 2009 est la présentation du budget primitif de la Mairie pour l’exercice
2010.
Outre une politique économique déplorable, la situation financière de la ville est préoccupante. Les principaux indicateurs financiers sont au rouge (les dépenses réelles de fonctionnement, les produits d’imposition directe et la dette par habitants sont, à Dijon, supérieurs à la moyenne nationale des villes de la même taille). Le tableau récapitulatif ci-dessous, synthétise objectivement le budget. En effet, la Mairie est légalement obligée d’annexer à son budget ce tableau dont les chiffres proviennent de la Direction Générales de Collectivités Territoriales.
Informations financières-ratios
Projet de budget primitif 2010
obligation légale en vertu de l’article R2313 du Code général des collectivités territoriales
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Informations financières – Ratios Budget principal |
Valeurs communales |
Moyennes nationales 2007 de la strate(1) |
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1 - Dépenses réelles de fonctionnement / population
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1 270 € |
1 137 € |
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2 - Produits des impositions directes (3 taxes) / population |
549 € |
485 € |
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3 - Recettes réelles de fonctionnement / population |
1 335 € |
1 339 € |
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4 - Dépenses d'équipement brut / population |
283 € |
302 € |
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5 - Encours de la dette / population (2) |
1 262 € |
970 € |
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6 - Dotation globale de fonctionnement / population |
241 € |
275 € |
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7 - Dépenses de personnel / dépenses réelles de fonctionnement |
55,7% |
53,9% |
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8 - Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal 3 taxes |
124,3% |
118,3% |
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8 bis - Coefficient de mobilisation du potentiel fiscal élargi |
113,0% |
116,5% |
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9 - Dépenses réelles de fonctionnement et remboursement de la dette en capital / recettes réelles de fonctionnement |
97,9% |
92,9% |
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10 - Dépenses d'équipement brut / recettes réelles de fonctionnement |
21,2% |
22,6% |
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11 - Encours de la dette / recettes réelles de fonctionnement (2) |
95% |
72% |
(1) Publication DGCL « Les finances des communes de plus de 10 000 habitants en 2007 ».
(2) Encours de dette prévisionnel, au 01/01/2010, calculé le 16/11/2009.
Dans le Budget primitif 2010, les dépenses de fonctionnement ne sont toujours pas maîtrisées. Les charges à caractère général augmentent de 14 % en 3 ans. Les charges de gestion courante : +
9, 33% en une seule année. Les charges financières, autrement dit les intérêts de la dette, augmentent également : 8 644 000 € en 2010 contre 7 416 000 € trois ans avant. La dette est constituée
à 38% d’emprunts « structurés » ou « à risque » pour ne pas dire toxiques. L’annuité ne va cesser d’augmenter et les remboursements sont tirés sur la durée pour faire payer
les générations futures.
La gestion des grands projets est approximative. Les enveloppes financières initialement prévues sont régulièrement rallongées, au coup par coup. Pour rappel : + 11 millions € pour la 1er phase du stade Gaston Gérard ; + 1,2 millions € pour le mur d’escalade aux Grésilles ; la rénovation du Musée des Beaux-arts promet des dérapages équivalents puisque l’approche énergétique du bâtiment n’a pas été prévue dans le budget.