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Le 11 septembre 2006, un accord de partenariat, le « projet Renaissance » était signé entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Dijon, le Grand Dijon, le Conseil général et le Conseil régional pour redynamiser l’aéroport civil de Dijon Bourgogne en modernisant les pistes d’atterrissage, en agrandissant les bâtiments
d’accueil. L’objectif est permettre le développement à Dijon de l’aviation low-cost et de l’aviation d’affaire, tout en favorisant le maintien de la Base Aérienne 102.
Aujourd’hui, la gauche départementale et municipale, emmenée par F. Rebsamen, remet en cause cet accord en reniant sa parole, ses engagements, ses vote.
Quelles peuvent être les raisons de reniement ?
Pas des raisons techniques, car le projet n’a pas changé depuis 2006.
Pas des raisons budgétaires, le budget des travaux en question est certes important (15,5 millions d’euros) mais doit à mettre en rapport par exemple avec celui du tramway (400 millions d'euros pour le tramway, chiffre officiel de départ…).
Pas des raisons économiques non plus. Dans le contexte actuel de mondialisation et de crise économique de l’économie, les entreprises, y compris les plus petites, ont besoin de se tourner vers l’export. Les transports ferroviaires et terrestres ne sont pas suffisants, notamment pour les liaisons Est-Ouest. Pour un cadre d’entreprise devant rapidement conclure un marché, quel train peut concurrencer l’avion vers Toulouse ou Bordeaux ? Dijon et la Côte d’Or ont besoin d’un aéroport régional moderne, qui assure aux décideurs des liaisons faciles avec les plates-formes internationales de Londres, Amsterdam ou Francfort. Ces liaisons aériennes « à bas prix » ont démontré leur efficacité économique dans des villes moyennes comme Limoges ou Bergerac. Demain, avec le boom du tourisme, elles présenteront des atouts considérables de développement et de services nouveaux pour les Dijonnais.
Grâce aux aéroports régionaux, les compagnies aériennes à bas coûts stimulent l’économie touristique locale. Les exemples de Beauvais, Carcassonne ou encore Bergerac sont parlant. Par exemple, la CCI de la Dordogne a évalué les retombées économiques de l’activité aéroportuaire de Bergerac à 265 millions € en 2008…
Pour mémoire, en 2008, notre aéroport a reçu 13 633 passagers locaux contre 382 000 visiteurs pour celui de Limoges. Limoges est-elle 30 fois plus attractive que Dijon ?
Il n’existe pas, enfin, de raisons militaires à ce reniement. Au contraire, il est indispensable d’envoyer des signaux positifs aux responsables des armées qui traversent une période de profonde mutation. Ce signal positif est que Dijon souhaite conforter ses activités aériennes. Il est nécessaire de se battre pour conserver nos activités aériennes militaires et la BA102.
Enfin de compte, la seule explication de ce reniement doit être cherchée dans l’approche des élections régionales, et la volonté de récupérer quelques voix écologistes. Au détriment de l’avenir économique de Dijon et de sa région, c’est grave !
François-Xavier DUGOURD,
Président du Groupe Initiatives Dijon